Journal de bord 2 (Asie et Océanie)

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Coucher de soleil à Palolem, c'est comme ça soir, après soir, après soir...

17 décembre, Palolem

Petit déj, toujours très, très bon et retour à la bouquinerie. Finalement on achète pas c'est trop cher, pas dans l’absolu, c'est une question de principe. Maintenant la carte Sim, le magasin d'à côté est fermé, Anne s'en va avec Jay en scooter à Palolem « downtown ». La revoici, c'est déjà ça, non, sans blague tout a bien été à travers les dédales de Palolem, mais on ne saura que ce soir si ça fonctionne. Nous vivrons le suspense entre la mer et quelques drinks, c'est pas la mer à boire! Nonobstant, en m'assoyant sur ma chaise longue, je me suis tout de même planté un petit criss de parasol à pina colada dans le dos et pas qu'un petit "toothpick", gros comme une brochette de BBQ, lorsque Anne l'a retiré je lui ai indiqué un demi pouce, elle croit plutôt que c'était trois quart, ayoye! Heureusement, plus de peur que de mal, aucune effusion, la vilaine ombrelle s'est logée dans les tissus adipeux, faut bien que ça serve.

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La plage de Palolem

16 décembre, Palolem

Oui, une belle porte d'entrée, l'ambiance au petit matin est très cool, les réminiscences de l'époque des babacools flottent encore ici après quelques décennies, mais aussi, y'a des indiens, ça parle Indy, une culture millénaire laisse des traces par delà le petit aménagement qu'ils ont réalisé pour les touristes. Bref, je suis bien là, dans ce petit restaurant face à la mer, l'odeur de l'encens, la musique, la musique indienne, je flotte et je n'ai même pas fumé! Anne récupère, petite nuit, c'est vrai que le matelas est très dur. À son réveil je suis dans l'eau et je flotte toujours, elle déjeune auprès d'un jeune anglais et les deux conviennent que c'est un bel endroit pour se réveiller! Journée de plage intensive, l'eau est chaude et on peut y rester des heures, on en sort lorsqu'on se sent sportif pour une partie de dés. Pour midi, poulet au beurre et oignons baggi, les meilleurs de ma vie et le pain nan… On marche le long de la plage, il n'y a pas un pouce carré de perdu, des petites cabanes tout le long, certaines ont fière allure, en bois naturel ou aux couleurs pastels. Un Beach book shop, quelques livres en français sont là mais nous n'avons pas de sous, nous reviendrons chercher Gabriel Garcia Marquez demain. Le soir venu ils changent les chaises longues pour des tables, sortent un étal de poissons qu'ils ensevelissent sous la glace et allument le charbon pour le BBQ. Surf and turf avec salade, on ne devrait pas; il ne faut manger que ce qui est pelé ou cuit, on nous l'a bien dit. Il parait que les légumes sont lavés à l'eau purifié, on risque le tout pour le tout, en tout cas c'est excellent, jusqu'ici le restaurant fait un sans faute. Avec le peu d’Internet qu'il y a on s'aperçoit que nous avons mal évalué la distance pour la prochaine étape, Padu Belle, ça risque d'être trop cher pour un taxi, on prendra peut-être le train plus tôt que prévu, le train en Inde, notre Everest, oups! 

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Notre cabane à Palolem, un taudis, à 50 m de la plage.

14 et 15 décembre, avion

Le matin Michel vient nous dire au-revoir, on lui souhaite bonne chance pour la suite, de nombreuses démarches administratives les attendent Dyson et lui avant qu'il ne puissent convoler. Nous on doit voler dans quelques heures, la première escale est Adis Ababa, puis Mumbai et finalement Goa. La première correspondance s'est effectuée de justesse, il était moins une. La douane a été vraiment longue et laborieuse; soit la machine à empreintes digitales était défectueuse, soit c'était le petit vieux derrière qui l'était. Nous sommes arrivés complètement cassés à Goa. Heureusement, on avait déjà « callé » le taxi et une heure trente plus tard nous voilà à Palolem. Notre stratégie des « camps de base » avant l'Inde semble fonctionner; c’est-à-dire qu'à première vue nous ne sommes pas trop déboussolé par les images qui s'offrent a nous. Il y a bien un monde de différence avec ce que nous avons vu en Afrique et ce monde de différence, c'est le monde, des gens de partout, la circulation est dense et bruyante, on communique beaucoup à l'aide du klaxon. Jay, le gérant du Rococo Pelton nous montre notre cabane; un lit, un ventilo, les wc, tout le confort quoi, mais on est  des années lumières de Cape Town et de ce qu'on a connu depuis le début! En contre partie, à 50 m la mer est là, chaude, nous y reviendrons demain. Pina colada, poulet masala et pain naan pour souper. J'ai bien fait de prendre la version non-épicé, ça pique quand même pas mal, Anne elle  se retrouve avec une demie bouteille de piment fort pour relever son plat, il ne lui en faudra pas tant que ça. L'électricité va et vient mais elle tiendra pour la nuit, ouf! 

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Créé par Anne et Guillaume